Le départ pour le Canada se rapproche un peu plus pour Emma et Hélène puisqu’une nouvelle étape a été franchie aujourd’hui. En effet Emma vient de recevoir son passeport kazakh. De plus, Elvira a été en mesure de le faire estampiller par les autorités locales d’Uralsk au cours de la journée. Ainsi le passeport d’Emma sera expédié à Astana dès demain, avec les documents qui doivent suivre par la suite à Moscou. Elvira devrait également être en mesure de savoir ce jeudi à quel moment les documents arriveront à l’ambassade canadienne de Moscou.
Les journées d’Hélène sont très actives, car Bébé-Emma n’affectionne pas les longues siestes. Plus souvent qu’autrement Bébé-Emma ne dort pas plus d’une demi-heure à chaque sieste. En contrepartie Emma fait des nuits acceptables et elle se réveille généralement entre 7H00 et 8H00. Il arrive encore à l’occasion que Bébé-Emma fasse des cauchemars et qu’elle pleure en versant de grosses larmes alors qu’elle demeure endormie.
Bébé-Emma est en pleine forme et Hélène la compare à un vrai petit ressort. Pour sa part, Maman Hélène est maintenant abonnée à un programme de mise en forme dont voici les principaux éléments : Prendre soin de bébé à l’appartement et faire des exercices au sol avec elle; maintenant que le beau temps est de retour, prendre de belles marches à l’extérieur avec Bébé-Emma dans le porte-bébé ventral; et finalement, descendre et monter à répétition l’escalier de l’immeuble, comme aujourd’hui pour monter les grosses cruches d’eau et les sacs d’épicerie provenant du supermarché.
HPEC et Bébé Emma
mardi 28 avril 2009
jeudi 23 avril 2009
De l’action, et une gravol !
Vers 11H30 ce matin, Hélène a eu droit à tout un spectacle. Pendant qu’Hélène préparait son dîner, elle a entendu du bruit à l’extérieur près de l’entrée de l’immeuble. Une douzaine de jeunes adultes (18 à 20 ans) marchaient dans le stationnement, puis la bagarre a éclaté. Et pas à peu près… les coups de poing pleuvaient. Durant l’altercation, un gars s’est retrouvé couché au sol, alors que son assaillant continuait à le frapper brutalement. Une petite grand-maman qui passait par là s’est mise à crier. Les membres de la gang de celui qui se faisait frapper, essayaient de le tirer par les bras pour le sortir de sa fâcheuse position mais ils n’y arrivaient pas. C’était un peu fou!!! Hélène pense même que certains jeunes avaient un couteau en leur possession. Quand le jeune homme qui a été battu s’est finalement relevé, ses compagnons devaient le soutenir pour l’aider à marcher.
Des policiers patrouillant à pied sont arrivés une dizaine de minutes plus tard. À ce moment, il ne restait que les nombreux chats du secteur pour les accueillir. Les policiers ont interrogé deux jeunes, qui, selon Hélène, n’étaient probablement pas reliés à l’action. Ceux-ci ont subi une fouille complète, manteaux, poches et même les bas, puis les deux jeunes sont repartis accompagnés des policiers.
Hélène est bien heureuse que notre appartement soit situé au 3ième étage de l’immeuble, et elle a finalement décidé de reporter à plus tard ses projets de sorties pour aller jeter les ordures. Même si tous les appartements des immeubles du quartier situés au rez-de-chaussée ont des barreaux aux fenêtres, on croyait le coin relativement sécuritaire, puisque l’on voit souvent plusieurs jeunes enfants jouer à l’extérieur.
De mon côté mon voyage de retour s’est bien déroulé dans l’ensemble, mais il a été ponctué de quelques anecdotes. Tout d’abord à mon arrivée, au comptoir de Lufthansa à l’aéroport d’Almaty il n’y avait plus de réservations à mon nom! Lorsque le billet de retour d’Hélène a été modifié pour la date du 10 mai, Lufthansa avait également modifié la date de mon billet probablement parce que les deux billets étaient sur le même numéro de réservation. Par chance il restait des places disponibles sur chacun des 3 vols réservés initialement avec Lufthansa.
Nous avons quitté Almaty vers 2H15, et avons fait escale comme prévu à Astana. Les passagers sont demeurés à bord de l’appareil durant l’arrêt, et c’est à ce moment que j’ai décidé de prendre une gravol pour m’aider à dormir. J’étais très fatigué, et étant donné que près de 24 heures me séparaient encore de ma destination finale, il me fallait absolument dormir un peu. Vers 5H00, en vol vers Francfort, j’ai eu droit à de bonnes pouffées de chaleur. J’ai alors décidé de marcher et de me rendre dans une toilette pour me rafraîchir. L’effet combiné de ma fatigue et de la gravol a été terrible, puisqu’à 2 reprises je me suis endormi debout et je me suis affaissé sur le plancher. De retour à mon siège, j’ai finalement dormi près de 3 heures d’un sommeil léger.
L’aéroport de Francfort n’étant pas très convivial pour les passagers en transit, il ne faut pas hésiter à partager les rares sièges disponibles. Ainsi je me suis retrouvé près de 2 dames, qui m’ont demandé si j’habitais les États-Unis, car je feuilletais à ce moment-là le USA Today. La discussion s’est alors enclenchée. Celles-ci provenaient du Delaware et du Tennessee, et s’en allaient en pèlerinage à Medjugorje en Bosnie-Herzégovine, petit village où il y a des apparitions de la Vierge Marie depuis 1981. Ces deux dames ont été impressionnées par notre histoire d’adoption et m’ont promis qu’elles prieraient pour nous à Medjugorje. De plus elles ont ajouté le nom de « Bébé Emma et ses parents » à une liste servant d’aide mémoire.
Sur le vol Francfort/Montréal j’étais assis à côté d’une dame avec laquelle j’ai discuté un peu. Celle-ci m’a demandé si j’avais une photo d’Emma. Malheureusement les seules photos en ma possession étaient sur une clé USB. Celle-ci m’a alors proposé de les regarder sur son ordinateur portable, ce que j’ai accepté avec empressement. Je dois vous avouer que j’ai grandement apprécié revoir ces photos de notre fille.
Arrivé à Montréal avec un peu de retard, il ne restait qu’une heure pour attraper le prochain vol, et franchir les étapes des douanes, de la récupération des bagages, de remettre les bagages en correspondance et de passer la sécurité. Lorsqu’il est venu le temps de remettre les bagages en correspondance il y avait une file d’une trentaine de personnes avec une seule commis au comptoir. Étant donné que mon bagage était déjà identifié pour sa destination finale via le vol de 14H00, j’ai alors imité 3 autres voyageurs et j’ai placé ma valise directement sur le convoyeur des correspondances derrière le comptoir en contournant la file. La commis n’a pas vraiment apprécié. J’ai ignoré ses commentaires et dès que ma valise a été hors de vue, j’ai filé vers la sécurité. Finalement je suis arrivé à ma porte d’embarquement une quinzaine de minutes avant le départ, au moment où l’embarquement se terminait. Une heure plus tard ma valise et moi arrivions à Québec!
Arrivé chez moi, j’ai contacté l’Agence et je me suis dépêché à remplir une nouvelle demande de visa dans le but de repartir pour le Kazakhstan le 6 mai prochain, soit dans 9 jours ouvrables. Je suis finalement arrivé au bureau de poste à 16H55, ce qui m’a permis d’expédier ma demande de visa par poste express le jour même (car avant 17H00!!!). Ainsi l’Agence devrait recevoir ma demande dès demain, pour ensuite l’expédier à l’Ambassade du Kazakhstan à Toronto.
Exténué j’ai finalement retrouvé mon lit en début de soirée, soit 45 heures après avoir quitté Hélène et Emma à Uralsk.
Éric
Des policiers patrouillant à pied sont arrivés une dizaine de minutes plus tard. À ce moment, il ne restait que les nombreux chats du secteur pour les accueillir. Les policiers ont interrogé deux jeunes, qui, selon Hélène, n’étaient probablement pas reliés à l’action. Ceux-ci ont subi une fouille complète, manteaux, poches et même les bas, puis les deux jeunes sont repartis accompagnés des policiers.
Hélène est bien heureuse que notre appartement soit situé au 3ième étage de l’immeuble, et elle a finalement décidé de reporter à plus tard ses projets de sorties pour aller jeter les ordures. Même si tous les appartements des immeubles du quartier situés au rez-de-chaussée ont des barreaux aux fenêtres, on croyait le coin relativement sécuritaire, puisque l’on voit souvent plusieurs jeunes enfants jouer à l’extérieur.
De mon côté mon voyage de retour s’est bien déroulé dans l’ensemble, mais il a été ponctué de quelques anecdotes. Tout d’abord à mon arrivée, au comptoir de Lufthansa à l’aéroport d’Almaty il n’y avait plus de réservations à mon nom! Lorsque le billet de retour d’Hélène a été modifié pour la date du 10 mai, Lufthansa avait également modifié la date de mon billet probablement parce que les deux billets étaient sur le même numéro de réservation. Par chance il restait des places disponibles sur chacun des 3 vols réservés initialement avec Lufthansa.
Nous avons quitté Almaty vers 2H15, et avons fait escale comme prévu à Astana. Les passagers sont demeurés à bord de l’appareil durant l’arrêt, et c’est à ce moment que j’ai décidé de prendre une gravol pour m’aider à dormir. J’étais très fatigué, et étant donné que près de 24 heures me séparaient encore de ma destination finale, il me fallait absolument dormir un peu. Vers 5H00, en vol vers Francfort, j’ai eu droit à de bonnes pouffées de chaleur. J’ai alors décidé de marcher et de me rendre dans une toilette pour me rafraîchir. L’effet combiné de ma fatigue et de la gravol a été terrible, puisqu’à 2 reprises je me suis endormi debout et je me suis affaissé sur le plancher. De retour à mon siège, j’ai finalement dormi près de 3 heures d’un sommeil léger.
L’aéroport de Francfort n’étant pas très convivial pour les passagers en transit, il ne faut pas hésiter à partager les rares sièges disponibles. Ainsi je me suis retrouvé près de 2 dames, qui m’ont demandé si j’habitais les États-Unis, car je feuilletais à ce moment-là le USA Today. La discussion s’est alors enclenchée. Celles-ci provenaient du Delaware et du Tennessee, et s’en allaient en pèlerinage à Medjugorje en Bosnie-Herzégovine, petit village où il y a des apparitions de la Vierge Marie depuis 1981. Ces deux dames ont été impressionnées par notre histoire d’adoption et m’ont promis qu’elles prieraient pour nous à Medjugorje. De plus elles ont ajouté le nom de « Bébé Emma et ses parents » à une liste servant d’aide mémoire.
Sur le vol Francfort/Montréal j’étais assis à côté d’une dame avec laquelle j’ai discuté un peu. Celle-ci m’a demandé si j’avais une photo d’Emma. Malheureusement les seules photos en ma possession étaient sur une clé USB. Celle-ci m’a alors proposé de les regarder sur son ordinateur portable, ce que j’ai accepté avec empressement. Je dois vous avouer que j’ai grandement apprécié revoir ces photos de notre fille.
Arrivé à Montréal avec un peu de retard, il ne restait qu’une heure pour attraper le prochain vol, et franchir les étapes des douanes, de la récupération des bagages, de remettre les bagages en correspondance et de passer la sécurité. Lorsqu’il est venu le temps de remettre les bagages en correspondance il y avait une file d’une trentaine de personnes avec une seule commis au comptoir. Étant donné que mon bagage était déjà identifié pour sa destination finale via le vol de 14H00, j’ai alors imité 3 autres voyageurs et j’ai placé ma valise directement sur le convoyeur des correspondances derrière le comptoir en contournant la file. La commis n’a pas vraiment apprécié. J’ai ignoré ses commentaires et dès que ma valise a été hors de vue, j’ai filé vers la sécurité. Finalement je suis arrivé à ma porte d’embarquement une quinzaine de minutes avant le départ, au moment où l’embarquement se terminait. Une heure plus tard ma valise et moi arrivions à Québec!
Arrivé chez moi, j’ai contacté l’Agence et je me suis dépêché à remplir une nouvelle demande de visa dans le but de repartir pour le Kazakhstan le 6 mai prochain, soit dans 9 jours ouvrables. Je suis finalement arrivé au bureau de poste à 16H55, ce qui m’a permis d’expédier ma demande de visa par poste express le jour même (car avant 17H00!!!). Ainsi l’Agence devrait recevoir ma demande dès demain, pour ensuite l’expédier à l’Ambassade du Kazakhstan à Toronto.
Exténué j’ai finalement retrouvé mon lit en début de soirée, soit 45 heures après avoir quitté Hélène et Emma à Uralsk.
Éric
mercredi 22 avril 2009
Le départ
Ce matin, une belle neige recouvre le sol à Uralsk, et nous espérons qu'elle ne viendra pas compliquer le départ.
J’ai quitté l’appartement comme prévu à 8H00. De son côté Emma n'a pas daigné se réveiller pour me saluer avant mon départ. Mademoiselle aurait pu choisir une autre journée pour faire la grasse matinée pour la première fois. En fait elle s'est réveillée à 9H30, difficile à croire n'est-ce pas?
Pour ma part, pas besoin de vous dire que le départ pour le Canada a été difficile. On se sent vraiment bizarre de refermer la porte de l'appartement, en sachant que derrière celle-ci vous laissez votre conjointe et votre enfant. Durant le voyage j'y ai repensé à maintes reprises en me demandant si je ne devais pas rebrousser chemin. Mais il faut savoir assumer ses décisions, et dans les circonstances c'était probablement la meilleure chose à faire.
La neige avait disparu sur la piste de l'aéroport d'Uralsk pour le décollage. Encore une fois la piste m'a semblé excessivement raboteuse lors du décollage. C'est incroyable comment l'avion peut vibrer jusqu'au moment où les roues cessent de toucher le sol. Je suis persuadé que Bébé-Emma sera inconsolable lorsque l'avion s'élancera de nouveau sur cette piste pour son baptême de l'air.
Arrivé à Almaty en début PM, la coordonnatrice Sveta m'a accueilli et m'a conduit à un appartement au centre-ville. J'avais demandé de rester à l'hôtel mais semble-t-il qu'il ne restait plus rien d'abordable... Par la suite j'ai fait une petite épicerie pour combler mes besoins en nourriture pour quelques heures. En PM j'en ai profité pour marcher au centre-ville sur une grande avenue piétonnière, et l'endroit m'a paru très correct. En tout début de soirée j'ai essayé de dormir en prévision de la nuit difficile à venir, mais peine perdue. À 23H15 j'ai quitté vers l'aéroport avec Léonid qui ne parle pas anglais, et encore moins le français. C'était également celui-ci qui nous avait conduits lors de notre arrivée au Kazakhstan. Le langage des signes a encore une fois été bien utile!
Éric
J’ai quitté l’appartement comme prévu à 8H00. De son côté Emma n'a pas daigné se réveiller pour me saluer avant mon départ. Mademoiselle aurait pu choisir une autre journée pour faire la grasse matinée pour la première fois. En fait elle s'est réveillée à 9H30, difficile à croire n'est-ce pas?
Pour ma part, pas besoin de vous dire que le départ pour le Canada a été difficile. On se sent vraiment bizarre de refermer la porte de l'appartement, en sachant que derrière celle-ci vous laissez votre conjointe et votre enfant. Durant le voyage j'y ai repensé à maintes reprises en me demandant si je ne devais pas rebrousser chemin. Mais il faut savoir assumer ses décisions, et dans les circonstances c'était probablement la meilleure chose à faire.
La neige avait disparu sur la piste de l'aéroport d'Uralsk pour le décollage. Encore une fois la piste m'a semblé excessivement raboteuse lors du décollage. C'est incroyable comment l'avion peut vibrer jusqu'au moment où les roues cessent de toucher le sol. Je suis persuadé que Bébé-Emma sera inconsolable lorsque l'avion s'élancera de nouveau sur cette piste pour son baptême de l'air.
Arrivé à Almaty en début PM, la coordonnatrice Sveta m'a accueilli et m'a conduit à un appartement au centre-ville. J'avais demandé de rester à l'hôtel mais semble-t-il qu'il ne restait plus rien d'abordable... Par la suite j'ai fait une petite épicerie pour combler mes besoins en nourriture pour quelques heures. En PM j'en ai profité pour marcher au centre-ville sur une grande avenue piétonnière, et l'endroit m'a paru très correct. En tout début de soirée j'ai essayé de dormir en prévision de la nuit difficile à venir, mais peine perdue. À 23H15 j'ai quitté vers l'aéroport avec Léonid qui ne parle pas anglais, et encore moins le français. C'était également celui-ci qui nous avait conduits lors de notre arrivée au Kazakhstan. Le langage des signes a encore une fois été bien utile!
Éric
Préparatifs pour le départ de papa
Voici le texte du 21 avril. Désolé du délai de parution, l’internet kazakh n’était pas fonctionnel hier.
Aujourd’hui je m’apprête à laisser Maman Hélène et Bébé-Emma seules pour 2 semaines et demie. Même avec quelques commodités manquantes, Maman Hélène est prête à relever le défi! Je la trouve fort courageuse de rester seule ici. En cas de problèmes le «9-1-1» kazakh sera le cellulaire d’Elvira.
Pour ma part je quitte l’appartement demain matin à 8H00. Mon vol arrivera à Almaty en début PM. Par la suite je devrai attendre près de 13 heures pour prendre le vol suivant. Ainsi le 23 avril je quitterai Almaty à 2H15 en direction de Francfort avec une escale à Astana. Par la suite départ de Francfort à 10H00 à destination de Montréal. Et finalement avec l’aide du décalage horaire je serai à Québec en après-midi le 23.
Je reviendrai à Uralsk le 8 mai afin de participer au grand voyage de retour au Canada en compagnie d’Hélène et d’Emma.
De son côté Bébé-Emma se porte bien, et son rhume disparaît tranquillement. Étant donné qu’on ne peut pas ajuster la température de l’appartement, on demeure prudent car l’appartement s’est rafraîchi avec la baisse de la température qui accompagne le temps maussade à l’extérieur. Et chose importante à mentionner, Emma tente maintenant de ramper à reculons!
Étant donné que les prochaines semaines seront très occupées autant pour Hélène que pour moi, la fréquence des parutions sur le blog sera nécessairement moindre. Hélène lira avec beaucoup d’intérêts tous les courriels que vous lui ferez parvenir durant mon absence. Ainsi n’hésitez pas à lui écrire à hpec@live.ca, car vous conviendrez que ce n’est pas une situation rêvée que de se retrouver seule avec un jeune bébé à 10,000KM de la maison.
À bientôt!
HPEC et BB-Emma
Aujourd’hui je m’apprête à laisser Maman Hélène et Bébé-Emma seules pour 2 semaines et demie. Même avec quelques commodités manquantes, Maman Hélène est prête à relever le défi! Je la trouve fort courageuse de rester seule ici. En cas de problèmes le «9-1-1» kazakh sera le cellulaire d’Elvira.
Pour ma part je quitte l’appartement demain matin à 8H00. Mon vol arrivera à Almaty en début PM. Par la suite je devrai attendre près de 13 heures pour prendre le vol suivant. Ainsi le 23 avril je quitterai Almaty à 2H15 en direction de Francfort avec une escale à Astana. Par la suite départ de Francfort à 10H00 à destination de Montréal. Et finalement avec l’aide du décalage horaire je serai à Québec en après-midi le 23.
Je reviendrai à Uralsk le 8 mai afin de participer au grand voyage de retour au Canada en compagnie d’Hélène et d’Emma.
De son côté Bébé-Emma se porte bien, et son rhume disparaît tranquillement. Étant donné qu’on ne peut pas ajuster la température de l’appartement, on demeure prudent car l’appartement s’est rafraîchi avec la baisse de la température qui accompagne le temps maussade à l’extérieur. Et chose importante à mentionner, Emma tente maintenant de ramper à reculons!
Étant donné que les prochaines semaines seront très occupées autant pour Hélène que pour moi, la fréquence des parutions sur le blog sera nécessairement moindre. Hélène lira avec beaucoup d’intérêts tous les courriels que vous lui ferez parvenir durant mon absence. Ainsi n’hésitez pas à lui écrire à hpec@live.ca, car vous conviendrez que ce n’est pas une situation rêvée que de se retrouver seule avec un jeune bébé à 10,000KM de la maison.
À bientôt!
HPEC et BB-Emma
lundi 20 avril 2009
Lentement mais sûrement!
Après une chute importante de la température, il a neigé sur Uralsk ce matin. La neige fond au sol, mais demeure sur les arbres. Au moment d’écrire ces lignes il y a de fortes bourrasques de vent et un blizzard de neige à l’extérieur, ce qui est très inhabituel à ce temps de l’année. La nuit derrière nous avons également eu de la pluie, ce qui a nécessairement contribué au retour de notre environnement boueux!
Depuis notre arrivée à Uralsk, Emma a fait des progrès significatifs. Suite au cours «biberon 201» que Maman lui a prodigué, Bébé-Emma tient seule son biberon depuis hier, et soyez assurés qu’elle sait quoi faire avec celui-ci depuis qu’elle a pris le contrôle. Sur sa grande couverture au centre du salon, elle s’est positionnée à quatre pattes à quelques reprises. Elle fait aussi occasionnellement des séances de demi «push-up». On la voit également, lorsqu’elle est couchée sur le côté, se redresser en s’appuyant sur un seul bras. Elle ne rampe toujours pas, mais se déplace aux quatre coins de sa couverture en se roulant et en se tortillant.
Bébé-Emma manifeste à l’occasion son impatience et ce surtout lorsqu’elle est fatiguée. Elle bouge beaucoup et réclame souvent de changer de position. Une fois qu’elle comprendra la technique pour se tenir assise, nous espérons qu’en étant plus autonome, cela contribuera à la rendre plus patiente. Signe de fatigue, Mademoiselle nous fait bien rire lorsqu’elle se frotte énergiquement son visage sur sa couverture ou contre nous.
Conséquence probable de son séjour à l’orphelinat, Emma semble résignée au moment des couchers. Elle manifeste son désaccord en pleurnichant un peu, mais se console seule sans même essayer de se retourner. Lors de son réveil, sa résignation se manifeste différemment car elle attend calmement sans pleurer que quelqu’un vienne la chercher.
Finalement Bébé-Emma manifeste toujours des signes d’insécurité. En plus de son sommeil léger, elle est très sensible au moindre bruit. Elle se retourne brusquement, et parfois sursaute, lorsqu’elle entend un robinet qui coule, une porte qui se referme, la laveuse qui s’arrête ou tout autre bruit que l’on entend normalement dans une maison.

Dans un ordre idée, une lectrice ayant séjourné à Uralsk nous a confirmé avoir remarqué également que les visages des habitants du Kazakhstan étaient effectivement tristes et sérieux. Toutefois contrairement à ce que je vous mentionnais hier, la plupart des gens avec qui elle a discuté, croient que le climat était meilleur à l’époque de l’URSS. Selon ceux-ci, l’enrichissement provenant du développement économique bénéficie à une minorité de personne. En conclusion, que les gens soient favorables ou non au nouveau régime politique, il règne un climat de morosité parmi les habitants de ce pays.
Par ailleurs, nos armoires de cuisine ne sont toujours pas réinstallées. Et en parlant de cuisine, on s’ennuie de nos repas du Québec. Notre alimentation est correcte mais peu variée, car on fait attention pour éviter des problèmes de santé. Les pâtes, le poulet, le bœuf et les légumes congelés reviennent souvent au menu. Pour ce qui est des viandes, nos achats proviennent des comptoirs réfrigérés du supermarché, car les étalages de viande à l’air ambiant des épiceries nous inspirent guère confiance. De plus étant donné que nous sommes en territoire musulman on ne retrouve pas de porc dans les épiceries. Pour ce qui est du poulet, rien à voir avec du Exceldor! Chose étonnante, il n’y a pas de pain tranché au supermarché. De plus on ne voit pas de mets préparés dans les comptoirs, car selon la culture kazakh les aliments sont surtout préparés à la maison.
Bonne journée à tous nos lecteurs!
HPEC & BB-MA
Depuis notre arrivée à Uralsk, Emma a fait des progrès significatifs. Suite au cours «biberon 201» que Maman lui a prodigué, Bébé-Emma tient seule son biberon depuis hier, et soyez assurés qu’elle sait quoi faire avec celui-ci depuis qu’elle a pris le contrôle. Sur sa grande couverture au centre du salon, elle s’est positionnée à quatre pattes à quelques reprises. Elle fait aussi occasionnellement des séances de demi «push-up». On la voit également, lorsqu’elle est couchée sur le côté, se redresser en s’appuyant sur un seul bras. Elle ne rampe toujours pas, mais se déplace aux quatre coins de sa couverture en se roulant et en se tortillant.
Bébé-Emma manifeste à l’occasion son impatience et ce surtout lorsqu’elle est fatiguée. Elle bouge beaucoup et réclame souvent de changer de position. Une fois qu’elle comprendra la technique pour se tenir assise, nous espérons qu’en étant plus autonome, cela contribuera à la rendre plus patiente. Signe de fatigue, Mademoiselle nous fait bien rire lorsqu’elle se frotte énergiquement son visage sur sa couverture ou contre nous.
Conséquence probable de son séjour à l’orphelinat, Emma semble résignée au moment des couchers. Elle manifeste son désaccord en pleurnichant un peu, mais se console seule sans même essayer de se retourner. Lors de son réveil, sa résignation se manifeste différemment car elle attend calmement sans pleurer que quelqu’un vienne la chercher.
Finalement Bébé-Emma manifeste toujours des signes d’insécurité. En plus de son sommeil léger, elle est très sensible au moindre bruit. Elle se retourne brusquement, et parfois sursaute, lorsqu’elle entend un robinet qui coule, une porte qui se referme, la laveuse qui s’arrête ou tout autre bruit que l’on entend normalement dans une maison.

Dans un ordre idée, une lectrice ayant séjourné à Uralsk nous a confirmé avoir remarqué également que les visages des habitants du Kazakhstan étaient effectivement tristes et sérieux. Toutefois contrairement à ce que je vous mentionnais hier, la plupart des gens avec qui elle a discuté, croient que le climat était meilleur à l’époque de l’URSS. Selon ceux-ci, l’enrichissement provenant du développement économique bénéficie à une minorité de personne. En conclusion, que les gens soient favorables ou non au nouveau régime politique, il règne un climat de morosité parmi les habitants de ce pays.
Par ailleurs, nos armoires de cuisine ne sont toujours pas réinstallées. Et en parlant de cuisine, on s’ennuie de nos repas du Québec. Notre alimentation est correcte mais peu variée, car on fait attention pour éviter des problèmes de santé. Les pâtes, le poulet, le bœuf et les légumes congelés reviennent souvent au menu. Pour ce qui est des viandes, nos achats proviennent des comptoirs réfrigérés du supermarché, car les étalages de viande à l’air ambiant des épiceries nous inspirent guère confiance. De plus étant donné que nous sommes en territoire musulman on ne retrouve pas de porc dans les épiceries. Pour ce qui est du poulet, rien à voir avec du Exceldor! Chose étonnante, il n’y a pas de pain tranché au supermarché. De plus on ne voit pas de mets préparés dans les comptoirs, car selon la culture kazakh les aliments sont surtout préparés à la maison.

Bonne journée à tous nos lecteurs!
HPEC & BB-MA
dimanche 19 avril 2009
Se promener à Uralsk
L’adaptation se poursuit. La problématique à résoudre se situe au niveau des siestes de Bébé-Emma. La dernière nuit a été satisfaisante à l’image de la précédente. Toutefois les siestes de la journée sont beaucoup trop courtes. Après une demi-heure de dodo, Mademoiselle se réveille de bonne humeur, enthousiasme à l’idée de passer du bon temps avec ses nouveaux parents. Et là pas question de dormir davantage car il y a trop de choses à découvrir. Toutefois comme de raison la fatigue la rattrape rapidement.
Dans l’ensemble on croit avoir un bon bébé et on se considère choyés de l’acclimatation rapide d’Emma à nos côtés. On aimerait bien savoir ce qui se passe entre ses deux petites oreilles, mais il est certain qu’elle perçoit une différence significative entre la vie à l’orphelinat et la vie avec ses nouveaux parents. Bébé-Emma réalise sûrement qu’elle reçoit beaucoup plus d’attention et d’affection maintenant. Nous sommes également persuadés qu’elle perçoit que son nouvel environnement est beaucoup plus calme et moins bruyant. En effet à l’orphelinat il devait y avoir un bruit de fond constant généré par tous les enfants de son groupe. Même si nos tests auditifs avaient été concluants lors de nos premières visites à l’orphelinat, elle réagit maintenant beaucoup plus promptement lorsqu’elle entend différents bruits. Nous croyons parfois qu’il existe une interrelation entre ses difficultés de sommeil et son nouvel environnement sonore.
Lorsque l’on se promène à Uralsk, on se fait souvent dévisager par les passants. Emma attire bien des regards, et à l’occasion nous avons droit à de beaux sourires. Toutefois la plupart des visages que nous croisons restent froids et impassibles. Malgré que la majorité des kazakhs perçoivent mal l’adoption internationale, il faut également préciser que le peuple kazakh est généralement peu souriant, et ce surtout pour les générations qui ont vécu sous le régime de l’union soviétique.
Avant que le Kazakhstan obtienne son indépendance en 1991, il n’y avait pas de services d’eau, d’électricité et de gaz naturel pour les maisons à Uralsk. Elvira nous a expliqué que les maisons de l’époque étaient conçues avec des murs à double paroi, de façon à ce que la chaleur du feu se répande entre les parois pour ainsi chauffer l’ensemble de la maison. Il existe encore de ces maisons aujourd’hui et elles sont habitées soit par des gens plus âgés qui ne veulent pas suivre le progrès ou par des gens plus pauvres.
Cela n’empêche pas que l’on se faisait dévisager dans les rues d’Uralsk dès notre arrivée. Puisque nous sommes à proximité de la Russie et étant donné qu’une partie de la population d’Uralsk est d’origine caucasienne, on aurait pensé passer un peu plus inaperçu. C’est possiblement à cause de nos verres fumés, car peu d’adultes en portent ici. Toutefois on voit beaucoup d’adolescents et de jeunes adultes portant d’immenses lunettes fumées pour suivre la mode. Ou bien est-ce à cause de mes cheveux blancs, car les têtes blanches semblent plutôt rares par ici. Finalement Elvira croit que c’est l’apparence d’Hélène qui est en cause puisqu’elle ressemble davantage à une européenne qu’à une résidente d’Uralsk.
Malgré que les gens semblent austères, cela n’empêche pas que les personnes que nous avons côtoyées étaient sympathiques et bien attentionnées à notre égard. Les kazakhs sont également très fiers. Généralement les gens que l’on croise sur le trottoir sont bien habillés, et soucieux de leur apparence. Parmi les habitudes vestimentaires des kazakhs, on peut remarquer qu’il y a très peu de jeans et qu’il est exceptionnel de voir des espadrilles. En contrepartie, les femmes portent surtout des souliers et bottes à talons hauts.
Alors Emma, lorsque tu seras en âge de lire ce blog, sois assurée que tu peux être fière de ton peuple d’origine.
À demain!
HPEC & Emma Victoria
Dans l’ensemble on croit avoir un bon bébé et on se considère choyés de l’acclimatation rapide d’Emma à nos côtés. On aimerait bien savoir ce qui se passe entre ses deux petites oreilles, mais il est certain qu’elle perçoit une différence significative entre la vie à l’orphelinat et la vie avec ses nouveaux parents. Bébé-Emma réalise sûrement qu’elle reçoit beaucoup plus d’attention et d’affection maintenant. Nous sommes également persuadés qu’elle perçoit que son nouvel environnement est beaucoup plus calme et moins bruyant. En effet à l’orphelinat il devait y avoir un bruit de fond constant généré par tous les enfants de son groupe. Même si nos tests auditifs avaient été concluants lors de nos premières visites à l’orphelinat, elle réagit maintenant beaucoup plus promptement lorsqu’elle entend différents bruits. Nous croyons parfois qu’il existe une interrelation entre ses difficultés de sommeil et son nouvel environnement sonore.
Lorsque l’on se promène à Uralsk, on se fait souvent dévisager par les passants. Emma attire bien des regards, et à l’occasion nous avons droit à de beaux sourires. Toutefois la plupart des visages que nous croisons restent froids et impassibles. Malgré que la majorité des kazakhs perçoivent mal l’adoption internationale, il faut également préciser que le peuple kazakh est généralement peu souriant, et ce surtout pour les générations qui ont vécu sous le régime de l’union soviétique.
Avant que le Kazakhstan obtienne son indépendance en 1991, il n’y avait pas de services d’eau, d’électricité et de gaz naturel pour les maisons à Uralsk. Elvira nous a expliqué que les maisons de l’époque étaient conçues avec des murs à double paroi, de façon à ce que la chaleur du feu se répande entre les parois pour ainsi chauffer l’ensemble de la maison. Il existe encore de ces maisons aujourd’hui et elles sont habitées soit par des gens plus âgés qui ne veulent pas suivre le progrès ou par des gens plus pauvres.
Cela n’empêche pas que l’on se faisait dévisager dans les rues d’Uralsk dès notre arrivée. Puisque nous sommes à proximité de la Russie et étant donné qu’une partie de la population d’Uralsk est d’origine caucasienne, on aurait pensé passer un peu plus inaperçu. C’est possiblement à cause de nos verres fumés, car peu d’adultes en portent ici. Toutefois on voit beaucoup d’adolescents et de jeunes adultes portant d’immenses lunettes fumées pour suivre la mode. Ou bien est-ce à cause de mes cheveux blancs, car les têtes blanches semblent plutôt rares par ici. Finalement Elvira croit que c’est l’apparence d’Hélène qui est en cause puisqu’elle ressemble davantage à une européenne qu’à une résidente d’Uralsk.
Malgré que les gens semblent austères, cela n’empêche pas que les personnes que nous avons côtoyées étaient sympathiques et bien attentionnées à notre égard. Les kazakhs sont également très fiers. Généralement les gens que l’on croise sur le trottoir sont bien habillés, et soucieux de leur apparence. Parmi les habitudes vestimentaires des kazakhs, on peut remarquer qu’il y a très peu de jeans et qu’il est exceptionnel de voir des espadrilles. En contrepartie, les femmes portent surtout des souliers et bottes à talons hauts.
Alors Emma, lorsque tu seras en âge de lire ce blog, sois assurée que tu peux être fière de ton peuple d’origine.
À demain!
HPEC & Emma Victoria
samedi 18 avril 2009
L'adaptation se poursuit
Exténuée de sa journée d’hier Bébé-Emma a dormi comme un ange de 20H00 à 23H00, avant de prendre un bon biberon de lait. De retour au lit à 23H30, Mademoiselle nous a fait la jasette avant de s’endormir… méchante différence avec la nuit précédente! Étonnamment elle a ensuite fait une bonne nuit, et lors de son réveil à 6H45 elle était d’excellente humeur et gazouillait dans sa couchette. On se croise les doigts pour que la prochaine nuit soit aussi bonne.
Pour ses deux premiers dodos de la journée Emma nous a étonnés puisqu’elle a bien dormi et qu’elle s’est réveillé de fort bonne humeur. Elle a fait sa sieste de fin d’après-midi dans nos bras lors d’une grande marche jusqu’au centre d’achats à 3 étages. Brûlée de sa fin de journée, le dodo de soirée a débuté vers 19H30, mais elle a paniqué en plein sommeil une quinzaine de minutes plus tard. Malheureusement son insécurité ne disparaîtra comme par enchantement du jour au lendemain.
Du côté de l’organisation, on se débrouille mieux également. En plus de notre super terrain de jeux au centre du salon, nous utilisons un porte-bébé ventral pour nos marches à l’extérieur et nous avons transformé une marchette en chaise «basse» en lui enlevant les roues, ce qui facilite grandement l’heure des repas. Merci encore aux parents adoptants qui ont laissé ces articles à Uralsk. Une petite parenthèse sur les marchettes pour bébés : Alors qu’elles ont été bannies au Québec, ici au Kazakhstan elles sont recommandées pour les jeunes enfants. D’ailleurs nous en avons vu plusieurs à l’orphelinat.
Voici maintenant chers lecteurs quelques réponses à vos nombreuses questions:
- Emma est née le 13 septembre 2008. Elle a eu 7 mois lundi dernier.
- Toutes nos conversations avec Elvira se font en anglais. En plus de l’anglais, Elvira parle le russe, le kazakh et elle se débrouille en allemand. Nous croyons également qu’elle commence à comprendre quelques mots de français.
- Par ailleurs, il n’y a personne qui parle français dans cette contrée lointaine. Et pour l’anglais, ce n’est pas beaucoup mieux. Quelques rares personnes ont utilisé quelques mots d’anglais lors de nos sorties au restaurant ou lors de nos séances de magasinage. Mais généralement nous utilisons le langage universel des signes pour se faire comprendre.
- Et bien non Maude nous n’avons pas fait de réserve de thé pour l’arrivée de Bébé-Emma à l’appartement. En réalité Maman Hélène a banni ce breuvage de l’alimentation d’Emma, et cette dernière ne semble pas en souffrir!
- A défaut d’avoir validé avec une balance, on ne peut pas vous confirmer si nous avons perdu du poids. Par contre on peut vous affirmer sans l’ombre d’un doute que nous n’avons pas engraissé.
- Normalement la durée moyenne d’un processus d’adoption à Uralsk est de 8 semaines. Étant donné que le juge a tenu nos audiences en pré-cour et en cour très rapidement, et que nous avons été en mesure de nous rendre au bureau des passeports dès le lendemain, nous nous estimons chanceux et croyons avoir sauvé une semaine. Ainsi si tout se déroule bien, et que Bébé-Emma arrive au Canada le 10 mai, alors notre voyage aura duré exactement 7 semaines.
- Finalement certains lecteurs perspicaces veulent savoir pourquoi nous avons sorti Bébé-Emma aussi rapidement de l’orphelinat, alors que nous avions initialement planifié de faire un second voyage pour venir la chercher lorsque les papiers seraient prêts. Après plusieurs discussions et une longue réflexion nous arrivions toujours à la même conclusion : on trouvait tout simplement que ça ne faisait pas de sens de laisser notre fille dans un orphelinat! Ainsi après avoir préalablement obtenu l’autorisation de Catherine, Maman a pris la courageuse décision de rester ici et de prendre soin d’Emma.
Pour ma part je vais rentrer au Canada selon l’horaire initial, et je reviendrai au Kazakhstan dans 2 semaines pour prendre part au grand voyage de retour. D’ailleurs une permission pour mon retour au travail faisait partie d’une requête soumise au juge plus tôt cette semaine. Étant donné qu’il n’y a pas d’autres familles du Canada en ce moment à Uralsk, je dois avouer que j’hésite à laisser Hélène et Emma. Par contre Elvira a promis de veiller sur Hélène. Par ailleurs M. Parent, j’espère que vous ne m'en voudrez pas trop d'avoir laissé votre fille seule à Uralsk avec un jeune bébé…
À demain
HPEC & Bébé-Emma
Pour ses deux premiers dodos de la journée Emma nous a étonnés puisqu’elle a bien dormi et qu’elle s’est réveillé de fort bonne humeur. Elle a fait sa sieste de fin d’après-midi dans nos bras lors d’une grande marche jusqu’au centre d’achats à 3 étages. Brûlée de sa fin de journée, le dodo de soirée a débuté vers 19H30, mais elle a paniqué en plein sommeil une quinzaine de minutes plus tard. Malheureusement son insécurité ne disparaîtra comme par enchantement du jour au lendemain.
Du côté de l’organisation, on se débrouille mieux également. En plus de notre super terrain de jeux au centre du salon, nous utilisons un porte-bébé ventral pour nos marches à l’extérieur et nous avons transformé une marchette en chaise «basse» en lui enlevant les roues, ce qui facilite grandement l’heure des repas. Merci encore aux parents adoptants qui ont laissé ces articles à Uralsk. Une petite parenthèse sur les marchettes pour bébés : Alors qu’elles ont été bannies au Québec, ici au Kazakhstan elles sont recommandées pour les jeunes enfants. D’ailleurs nous en avons vu plusieurs à l’orphelinat.
Voici maintenant chers lecteurs quelques réponses à vos nombreuses questions:
- Emma est née le 13 septembre 2008. Elle a eu 7 mois lundi dernier.
- Toutes nos conversations avec Elvira se font en anglais. En plus de l’anglais, Elvira parle le russe, le kazakh et elle se débrouille en allemand. Nous croyons également qu’elle commence à comprendre quelques mots de français.
- Par ailleurs, il n’y a personne qui parle français dans cette contrée lointaine. Et pour l’anglais, ce n’est pas beaucoup mieux. Quelques rares personnes ont utilisé quelques mots d’anglais lors de nos sorties au restaurant ou lors de nos séances de magasinage. Mais généralement nous utilisons le langage universel des signes pour se faire comprendre.
- Et bien non Maude nous n’avons pas fait de réserve de thé pour l’arrivée de Bébé-Emma à l’appartement. En réalité Maman Hélène a banni ce breuvage de l’alimentation d’Emma, et cette dernière ne semble pas en souffrir!
- A défaut d’avoir validé avec une balance, on ne peut pas vous confirmer si nous avons perdu du poids. Par contre on peut vous affirmer sans l’ombre d’un doute que nous n’avons pas engraissé.
- Normalement la durée moyenne d’un processus d’adoption à Uralsk est de 8 semaines. Étant donné que le juge a tenu nos audiences en pré-cour et en cour très rapidement, et que nous avons été en mesure de nous rendre au bureau des passeports dès le lendemain, nous nous estimons chanceux et croyons avoir sauvé une semaine. Ainsi si tout se déroule bien, et que Bébé-Emma arrive au Canada le 10 mai, alors notre voyage aura duré exactement 7 semaines.
- Finalement certains lecteurs perspicaces veulent savoir pourquoi nous avons sorti Bébé-Emma aussi rapidement de l’orphelinat, alors que nous avions initialement planifié de faire un second voyage pour venir la chercher lorsque les papiers seraient prêts. Après plusieurs discussions et une longue réflexion nous arrivions toujours à la même conclusion : on trouvait tout simplement que ça ne faisait pas de sens de laisser notre fille dans un orphelinat! Ainsi après avoir préalablement obtenu l’autorisation de Catherine, Maman a pris la courageuse décision de rester ici et de prendre soin d’Emma.
Pour ma part je vais rentrer au Canada selon l’horaire initial, et je reviendrai au Kazakhstan dans 2 semaines pour prendre part au grand voyage de retour. D’ailleurs une permission pour mon retour au travail faisait partie d’une requête soumise au juge plus tôt cette semaine. Étant donné qu’il n’y a pas d’autres familles du Canada en ce moment à Uralsk, je dois avouer que j’hésite à laisser Hélène et Emma. Par contre Elvira a promis de veiller sur Hélène. Par ailleurs M. Parent, j’espère que vous ne m'en voudrez pas trop d'avoir laissé votre fille seule à Uralsk avec un jeune bébé…
À demain
HPEC & Bébé-Emma
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