Ce matin, une belle neige recouvre le sol à Uralsk, et nous espérons qu'elle ne viendra pas compliquer le départ.
J’ai quitté l’appartement comme prévu à 8H00. De son côté Emma n'a pas daigné se réveiller pour me saluer avant mon départ. Mademoiselle aurait pu choisir une autre journée pour faire la grasse matinée pour la première fois. En fait elle s'est réveillée à 9H30, difficile à croire n'est-ce pas?
Pour ma part, pas besoin de vous dire que le départ pour le Canada a été difficile. On se sent vraiment bizarre de refermer la porte de l'appartement, en sachant que derrière celle-ci vous laissez votre conjointe et votre enfant. Durant le voyage j'y ai repensé à maintes reprises en me demandant si je ne devais pas rebrousser chemin. Mais il faut savoir assumer ses décisions, et dans les circonstances c'était probablement la meilleure chose à faire.
La neige avait disparu sur la piste de l'aéroport d'Uralsk pour le décollage. Encore une fois la piste m'a semblé excessivement raboteuse lors du décollage. C'est incroyable comment l'avion peut vibrer jusqu'au moment où les roues cessent de toucher le sol. Je suis persuadé que Bébé-Emma sera inconsolable lorsque l'avion s'élancera de nouveau sur cette piste pour son baptême de l'air.
Arrivé à Almaty en début PM, la coordonnatrice Sveta m'a accueilli et m'a conduit à un appartement au centre-ville. J'avais demandé de rester à l'hôtel mais semble-t-il qu'il ne restait plus rien d'abordable... Par la suite j'ai fait une petite épicerie pour combler mes besoins en nourriture pour quelques heures. En PM j'en ai profité pour marcher au centre-ville sur une grande avenue piétonnière, et l'endroit m'a paru très correct. En tout début de soirée j'ai essayé de dormir en prévision de la nuit difficile à venir, mais peine perdue. À 23H15 j'ai quitté vers l'aéroport avec Léonid qui ne parle pas anglais, et encore moins le français. C'était également celui-ci qui nous avait conduits lors de notre arrivée au Kazakhstan. Le langage des signes a encore une fois été bien utile!
Éric