lundi 20 avril 2009

Lentement mais sûrement!

Après une chute importante de la température, il a neigé sur Uralsk ce matin. La neige fond au sol, mais demeure sur les arbres. Au moment d’écrire ces lignes il y a de fortes bourrasques de vent et un blizzard de neige à l’extérieur, ce qui est très inhabituel à ce temps de l’année. La nuit derrière nous avons également eu de la pluie, ce qui a nécessairement contribué au retour de notre environnement boueux!

Depuis notre arrivée à Uralsk, Emma a fait des progrès significatifs. Suite au cours «biberon 201» que Maman lui a prodigué, Bébé-Emma tient seule son biberon depuis hier, et soyez assurés qu’elle sait quoi faire avec celui-ci depuis qu’elle a pris le contrôle. Sur sa grande couverture au centre du salon, elle s’est positionnée à quatre pattes à quelques reprises. Elle fait aussi occasionnellement des séances de demi «push-up». On la voit également, lorsqu’elle est couchée sur le côté, se redresser en s’appuyant sur un seul bras. Elle ne rampe toujours pas, mais se déplace aux quatre coins de sa couverture en se roulant et en se tortillant.

Bébé-Emma manifeste à l’occasion son impatience et ce surtout lorsqu’elle est fatiguée. Elle bouge beaucoup et réclame souvent de changer de position. Une fois qu’elle comprendra la technique pour se tenir assise, nous espérons qu’en étant plus autonome, cela contribuera à la rendre plus patiente. Signe de fatigue, Mademoiselle nous fait bien rire lorsqu’elle se frotte énergiquement son visage sur sa couverture ou contre nous.

Conséquence probable de son séjour à l’orphelinat, Emma semble résignée au moment des couchers. Elle manifeste son désaccord en pleurnichant un peu, mais se console seule sans même essayer de se retourner. Lors de son réveil, sa résignation se manifeste différemment car elle attend calmement sans pleurer que quelqu’un vienne la chercher.

Finalement Bébé-Emma manifeste toujours des signes d’insécurité. En plus de son sommeil léger, elle est très sensible au moindre bruit. Elle se retourne brusquement, et parfois sursaute, lorsqu’elle entend un robinet qui coule, une porte qui se referme, la laveuse qui s’arrête ou tout autre bruit que l’on entend normalement dans une maison.


Dans un ordre idée, une lectrice ayant séjourné à Uralsk nous a confirmé avoir remarqué également que les visages des habitants du Kazakhstan étaient effectivement tristes et sérieux. Toutefois contrairement à ce que je vous mentionnais hier, la plupart des gens avec qui elle a discuté, croient que le climat était meilleur à l’époque de l’URSS. Selon ceux-ci, l’enrichissement provenant du développement économique bénéficie à une minorité de personne. En conclusion, que les gens soient favorables ou non au nouveau régime politique, il règne un climat de morosité parmi les habitants de ce pays.

Par ailleurs, nos armoires de cuisine ne sont toujours pas réinstallées. Et en parlant de cuisine, on s’ennuie de nos repas du Québec. Notre alimentation est correcte mais peu variée, car on fait attention pour éviter des problèmes de santé. Les pâtes, le poulet, le bœuf et les légumes congelés reviennent souvent au menu. Pour ce qui est des viandes, nos achats proviennent des comptoirs réfrigérés du supermarché, car les étalages de viande à l’air ambiant des épiceries nous inspirent guère confiance. De plus étant donné que nous sommes en territoire musulman on ne retrouve pas de porc dans les épiceries. Pour ce qui est du poulet, rien à voir avec du Exceldor! Chose étonnante, il n’y a pas de pain tranché au supermarché. De plus on ne voit pas de mets préparés dans les comptoirs, car selon la culture kazakh les aliments sont surtout préparés à la maison.

Bonne journée à tous nos lecteurs!

HPEC & BB-MA