jeudi 7 mai 2009

Émilie Bordeleau

Enfin je me suis envolé pour le Kazakhstan le 6 mai en fin de journée pour retrouver Hélène et Bébé Emma. Lorsque je suis arrivé du travail à 14H30, Monsieur Parent et Louise m’attendaient patiemment à la maison pour venir me reconduire à l’aéroport. Même Catherine a préféré demeurer à la maison pour me saluer avant mon départ, vraiment très gentil, n’est-ce pas? À vrai dire je ne lui ai pas demandé la raison pour laquelle elle était à la maison cet après-midi, mais j’ai imaginé que…

Voici les faits saillants de ce voyage :
  • Arrivé à Montréal, mon vol de 19H55 pour Francfort était retardé à 21H30. Youppi! À choisir entre Montréal et Francfort pour attendre, je préfère de loin l’aéroport de Montréal. Toutefois, Monsieur Gagnon, il faut reconnaître que ce n’est rien de comparable au magnifique aéroport de Québec!
  • Durant mon attente à Montréal, j’ai lu avec intérêt un courriel qu’Hélène m’avait envoyé plus tôt dans la journée. Je ne peux passer sous silence le paragraphe où Hélène se compare à Émilie Bordeleau dans les filles de Caleb lors des absences d’Ovila Pronovost qui se rendait sur les chantiers. Moi qui croyais qu’Hélène faisait référence aux retrouvailles passionnées du couple lorsqu’Ovila était de retour du chantier… et bien non, Hélène faisait seulement allusion au fait que je l’avais abandonnée avec Emma, de la même façon qu’Ovila abandonnait Émilie avec ses enfants…
  • Cette fois-ci loin de moi les gravols…. Par chance sur le vol Montréal/Francfort, les 2 sièges voisins étaient libres. J’en ai donc profité pour dormir à l’horizontal près de 3 heures. Pour le vol Francfort/Almaty, le voyage s’est bien déroulé et a été ponctué d’une escale à Astana. Malgré la fatigue je n’ai pas réussi à dormir sur ce vol, et j’en ai profité pour visionner «Le liseur» et «Slumdog millionaire».
  • Un instant j’ai cru que ce que je redoutais allait ce produire en arrivant à Almaty devant les risques de pandémie associés à la grippe A H1N1. En fil pour passer aux douanes, une agente au style militaire se promenait devant les rangées avec un masque pour se protéger des microbes de l’Amérique du Nord. Quelques autres agents douaniers assis derrière la fenêtre de leur cubicule portaient également des masques. Lorsque mon tour de franchir les douanes est arrivé, l’agente a eu une vive réaction lorsqu’elle a constaté que j’avais un passeport canadien. En effet elle a eu un mouvement de recul et m’a lancé d’une voix vive : « Go away! Go away! », tout en gesticulant, comme si j’avais la peste. Intérieurement je me questionnais : « Go away, mais pour aller où???» et devant sa réaction j’ai reculé de 2 pas, ce qui a suffi pour la calmer. Elle m’a alors posé une question de routine sur mon nouveau visa, et elle s’est empressée de me laisser passer. Ouf! Considérant que d’autres pays d’Asie avaient soit refoulés des voyageurs, mis des voyageurs en quarantaine ou bien soumis des voyageurs à des examens médicaux, je dois avouer que la méthode kazakh me convenait parfaitement!!!
  • Vers 1H30, je suis arrivé au salon de la classe affaires d’Air Astana à l’aéroport d’Almaty. J’étais bien heureux d’être arrivé en sol kazakh, et d’avoir franchi les contrôles douaniers! J’avais planifié dormir quelques heures dans un fauteuil de ce salon avant de prendre mon prochain vol prévu pour 6H25. Disons que ma planification était un peu déficiente car je n’avais pas prévu que la jeune fille en charge du comptoir déciderait d’écouter la télé à tue-tête. Vers 3H30, le bruit assourdissant de la télé avait laissé la place au flot continuel de voyageurs, et aux annonces fréquentes des arrivées et départs des différents vols. Finalement j’ai peu dormi durant la nuit avant de prendre mon vol pour Uralsk.

À très bientôt!

Hélène, Éric et Emma