Depuis plusieurs mois nous nous questionnons sur les façons d'agrandir notre famille.
Un enfant biologique demeure une alternative, mais le décès de notre fille le 1er septembre 2004, quelques minutes après sa naissance prématurée, a été une dure épreuve. Cette épreuve a été d'autant plus difficile que la mère d'Hélène est décédée 4 semaines plus tard, et qu'Hélène a subi 2 chirurgies dans les mois qui ont suivi.
L'adoption est une alternative intéressante, d'autant plus qu'Hélène songe à l'adoption depuis de nombreuses années. Au fil de nos recherches on a décidé d'éliminer la possibilité d'adopter au Québec. Le processus est long et ce n'est pas assuré que l'on pourra avoir un enfant avant notre retraite... et ce même si nous sommes encore très jeunes... On pourrait également devenir une famille d'accueil avec possibilité d'adoption, mais à l'idée que la famille biologique puisse reprendre l'enfant, une telle éventualité nous briserait le coeur.
Finalement nous évaluons que l'adoption internationale semble être la solution la plus réaliste pour nous. Hélène a donc décidé de tout lire ce qui existe sur le sujet sur internet... ou presque. Peu de pays sont présentement ouverts pour l'adoption internationale, et lorsque l'on analyse les critères d'admissibilité, les possibilités deviennent assez restreintes. Nous considérons la Chine, mais les délais sont maintenant beaucoup trop longs.
Finalement nous découvrons l'option du Kazakhstan. Notre situation respecte les critères d'admissibilité, et en plus le délai ne semble pas déraisonnable. De plus, en consultant une multitude de blogs, Hélène trouve la majorité des enfants kazaks plutôt charmants.
Aujourd'hui 25 mars 2007, nous écrivons un bref courriel à l'Alliance des familles du Québec : «Bonjour, Nous voulons débuter une démarche d'adoption et l'option du Kazakhstan nous intéresse. Pourriez-vous, SVP, nous acheminer de l'information additionnelle à ce sujet. Merci!»
Nous sommes réticents à plonger dans l'aventure mais une simple demande d'information n'engage à rien.
Surprise! Anna Chieman, directrice de l'Alliance des Familles du Québec, nous répond immédiatement en soirée. D'un ton particulièrement enthousiasme, elle nous écrit que l'Agence serait en mesure de prendre de nouvelles familles en septembre 2007, et nous fait suivre de la documentation.